Rouderon suite et fin

Chapitre 3 : la vente à la criée des biens du défunt.


Trois mois plus tard, la veuve vent tous les objets de son mari
La vente à la criée débute le 21 mars 1808. Il commence dans la maison curial et comporte 43 objets : les habits, le linge, la tabatière, les fusils, les chaussures, les bottes, les rasoirs....
Le 22 mars, tous les intéressés se retrouvent au château à huit heures du matin.
Il y aura en tout 146 lots : tout est à vendre. Les outils, la vaisselle, un cheval sellé et bridé, les lits, les tables,le vin.
Tout le monde rentre chez lui car il est six heures du soir.

Et la vente reprend le 31 mars 1808.
Ce jour là ce sont tous les cochons qui sont vendus.

Après ces journées, le total des ventes s'élève 4428,10 francs. 

Chapitre 4 : inventaire des propriétés.


Comme le testament de Gabriel Rouderon donnait seulement l'usufruit de ses biens à sa veuve, les beaux frères et belles sœurs de celle ci lui impose par exploit d'huissier l’évaluation des biens immobiliers. 

Aussi le dix juin 1808, les Rouderon, les experts et les notaires vont commencer le tour des différents biens.
La visite commence par la maison curial au bourg. On observe l'ensemble de celle ci qui comprend :
_ une petite « établerie à volaille «  un escalier en pierre pour monter au grenier joignant la cave mai le tout menace ruine.
_ trois petits établis à volaille avec couverture en pailles entourés par un mur.
_ le grenier qui règne sur toute la maison montre une charpente de mauvais bois et le plancher est à refaire. Le toit est en tuiles.
_ Dans la chambre qui sert de cuisine possède un carrelage (en mauvait état).
_ Dans le petit cabinet qui suit par un couloir, le carrelage est aussi cassé et la fenêtre doit être réparée.
_ La chambre qui est la suite du cabinet, sert de salon. Les fenêtres et contrevents doivent être refait.
_ La dernière chambre à la suite demande les mêmes réparations.

En entrant dans le jardin ils passent dans une décharge aux murs menaçant ruine et aux tuiles cassées.
Ils visitent le jardin, un petit champ et arrivent dans une grange qui contient une écurie couverte à pailles.
Il y a encore un petit cabinet en bois et torchis et une espèce de latrines couverte en pailles.

Puis ils se rendent au « champ Bardais »
Le bilan des travaux de remise en état s'élève à plus de 550 francs.
Et la visite se termine attendu qu'il est l'heure.

La visite du château. (dépendances)
L'après midi les experts commencent par une grange au mur lézardé puis une écurie en mauvais état.
Dans l'écurie des chevaux joignant l'étable demande à être crépis.
Puis ils visitent une étable à cochons et un poulailler, puis une remise couverte à pailles.
Dans le jardin se trouve une espèce de cabinet puis ils passent dans un pré ensuite un verger.

Visite de la petite locaterie.
Une maison couverte à pailles menaçant ruine et attenant, cinq petites écuries. Puis ils visitent un champ, « Les cerisiers », trois petits jardins, un autre champ, un petit champ, un pré, un petit pré « la rivière ». Il est sept heures.
Le onze juin, les experts visitent un champ « La Chicière » un petit champ, un petit pré , le pré de l'écluse, un champ, un paturail, etc
L'après midi, ils entrent dans la maison. Les fenêtres sont en mauvais état, ils visitent le grenier puis la chambre attenante le tout couvert à pailles. A côté de la chambre se trouve une étable à brebis en très mauvais état puis une grange puis une autre étable pour les vaches dont le mur est presque tombé, une petite étable à cochon, puis une pour les moutons.
Le poulailler n'a pas de mur au fond, un cavot pour stocker les pommes de terre presque pourri.
Dans la grange du métayer devra être réparée. Puis la visite continue par l'étable des bœufs, une petite écurie.
Il est sept heure.

Le treize juin La visite de la petite locaterie se poursuit par le parcours des terres toute la journée ainsi que la journée suivante puis continuent le quinze. 

Le dix huit juin ils s'attaquent à une autre locaterie, dite de la petite Côte,cultivée par Joseph Lépeix.
La maison est construite à neuf mais il manque la porte et le plancher. La grange et l'étable sont couverts à pailles. Puis ils visitent les terres. 

Remarque : le château est décrit dans le premier inventaire.

 

Chapitre 5 : La transaction finale du 29 juillet 1809.


Les frères et sœurs de Gabriel Rouderon ont attaqué son testament. Le jugement à Gannat ordonne l’exécution de celui ci
Mais ils interpellent appel en la cour de Riom.
Les différents protagonistes trouvent alors un compromis qui permet d'éviter les frais de cette nouvelle action en justice ; la veuve renonce à tous ses droits en recevant en viager 900 francs par an en deux versements, lun en juin, l'autre en décembre et la possession de la cure de Louroux de Bouble.

Elle n'en profitera pas très longtemps puisqu'elle décède le 11janvier 1811 à Louroux.