La peste à St Pourçain

La peste au moyen âge

Depuis plusieurs décennies, la santé et l’assistance à la fin du Moyen Age ont été le champ d’investigation des historiens à de nombreuses reprises. Les maladies de l’homme médiéval sont désormais mieux connues et en particulier la plus réputée et la plus meurtrière d’entre elles, la peste, que désignaient généralement les termes de « pestilence » ou de « mortalité » (1).

Les institutions caritatives et d’assistance – léproseries et Maisons-Dieu- qui tentaient de soulager malades et pauvres, le plus souvent en milieu urbain, ont fait également l’objet de belles recherches (2) ; enfin, la médecine non institutionnelle qui s’est développée plus lentement et tardivement a également fait l’objet de plusieurs études régionales et d’une brillante synthèse (3).

Les archives communales de Saint-Pourçain permettent d’éclairer ces divers aspects à l’échelle d’une petite cité bourbonnaise (4), notamment le comportement des autorités municipales et de la population face à ces pandémies ainsi que le développement du milieu médical municipal et privé durant les derniers siècles du Moyen Age.

Hormis un fort registre comptable des années 1355-1365 (5), les sources municipales sont clairsemées pour la période médiévale. Le XVe siècle n’offre qu’une suite tardive et discontinue de documents comptables et il faut attendre les premières années du XVIe siècle pour voir apparaître un registre de délibérations communales. On ne dispose pas non plus pour Saint-Pourçain - ni pour les autres villes du territoire bourbonnais- d’archives notariales dont on connaît l’intérêt pour étudier les sociétés urbaines. En quelques mots, il faut également rappeler que la ville qui comptait environ trois mille habitants au début de la guerre de Cent Ans et peut-être un tiers de moins à la fin du XVe siècle, tirait l’essentiel de sa richesse du commerce de son vin réputé et de la présence d’un atelier monétaire royal qui y était établi depuis la fin du XIIIe siècle (6).

LES PESTES

La grande peste de 1348 qui a si cruellement décimé une partie de l'Occident semble avoir relativement épargné le Bourbonnais (7). Même si elle parait s'être manifesté à Saulzet et Jenzat, entre Gannat et Saint-Pourçain, et peut-être à Montluçon, aucun document ne mentionne les ravages du fléau dans notre ville. De même, en 1363, les diocèses de Bourges et Clermont semblent touchés par l'épidémie mais là encore aucun texte ne confirme que Saint-Pourçain ait eu à souffrir de cette récurrence (8). En fait, les archives lacunaires de la ville ne signalent aucune peste avant le milieu du XVe siècle même si il est vraisemblable que les apparitions de l’épidémie signalées en Bourbonnais et en Auvergne à diverses reprises la frappèrent aussi (9).

En 1457 et 1458 « l'espidémie et pestilence » qui affecte la cité durant plusieurs mois décime une partie de la population, à tel point que plusieurs hôtels ou maisons « vont en friche et se démolissent chascun jour par faulte de tenanciers » (10). En 1475, le marchand François de La ROCHE qui avait pris à ferme le droit de barrage levé aux trois portes sur les marchandises pénétrant dans la ville obtient des édiles une réduction de son fermage à cause de la « mortalité » qui a réduit le trafic et, par conséquent, ses revenus. A la fin du siècle, la peste sévit près de trois mois à partir de la mi-août 1498. Au début du XVIe siècle, on relève encore dans les comptes du receveur de la seigneurie de GAYETTE, peu éloignée de Saint-Pourçain, qu'une remise d'un pot d'huile lui fut accordée car la terre qui le devait chaque année était en friche depuis quatre ou cinq ans à cause de la peste qui venait de sévir (11).

Il est certain que toutes les épidémies n'ont pas été enregistrées par les documents conservés. On sait par d'autres études urbaines que la périodicité des épidémies était une d’une douzaine d'années en moyenne à Chartres, d’une décennie à Châlons en Champagne, voire d'une peste tous les quatre ans à Clermont en Auvergne entre 1451 et 1500 (12).

Quand l’épidémie s’approchait de la cité, le seul moyen de préserver la population était de limiter l’entrée dans les murs des originaires des lieux infectés. Ainsi, quand le fléau fut signalé aux environs de la ville en 1498, les édiles prirent des mesures énergiques pour tenter de préserver les habitants de la contamination : les trois portes de l’enceinte furent gardées nuit et jour pour en interdire l'accès aux gens de Louchy « et autres lieux infestz (...), pour survenir à l'inconvénient de la mortalité ». En dépit des précautions, le mal gagna la ville et la communauté dut alors s’attacher les services du « sirurgien » maître Nicolas de NISSE, aux gages de six livres par mois, pour dispenser aux habitants son « art de sirurgie pour le dangier et inconvénient de la peste ». Un pauvre homme et sa femme furent aussi embauchés par la ville pendant la durée de l'épidémie, sans doute pour assister les malades ou ensevelir les cadavres ; leur comportement exemplaire leur valut le présent d'un bonnet rouge et de robes une fois tout danger écarté (13).

LEPREUX ET MALADRERIE

L'autre maladie la plus caractéristique du Moyen Age est certainement la lèpre, ou plutôt les lèpres car il existe plusieurs variantes de cette maladie. Elle est spectaculaire par les lésions de la peau, des muqueuses et de divers organes qu'elle entraîne et par les mutilations qu'elle provoque à la longue. A terme, mais parfois après plusieurs années, la maladie est mortelle. La contagion, au demeurant assez faible, était augmentée dans un entourage victime de carences alimentaires et d'hygiène douteuse (14). Parce qu'elle ne provoquait pas de grandes épidémies meurtrières, la lèpre est rarement évoquée dans nos sources.

Bien que cette maladie soit en régression à partir du XVe siècle, on rencontre encore quelques mentions de lépreux pour cette période. L'exclusion de ces malades contagieux hors de la cité était presque systématique dès qu'ils étaient identifiés, au besoin après un examen médical confié à un collège de barbiers ou à un médecin spécialisé si le cas était douteux : en juillet 1455 Claude de La CHIEZE, maître ès arts et licencié en médecine, médecin de Montferrand commis par le roi pour éprouver les personnes suspectes de lèpre, délivre une cédule à Thomas FERRANT de La Feline, soupçonné de lèpre, attestant qu’il est sain (15). En 1492, le receveur de la maille de Saint-Pourçain fait grâce d'une partie de son imposition à un boulanger atteint de la lèpre et « randu à la malladrerie » située à proximité de la ville, sur la route de Moulins, au lieu-dit actuel de La Maladerie (16) ; six ans plus tard, un pauvre homme « qui estoit ladre » est chassé à son tour de Saint- Pourçain sur ordre des consuls avec pour toute aide une aumône de 20 sols (17). La léproserie de la ville, qui recueillait ces malades, est mentionnée dès 1269 et a bénéficié plusieurs fois à cette époque de la munificence princière ou royale (18). Elle aurait été réunie en 1396 au couvent bénédictin de la ville par l'évêque de Clermont. En 1495, un procès opposant le prieur aux habitants au sujet d'une transaction portant sur la maladrerie (19) laisse à penser que la communauté des habitants avait alors partiellement ou totalement laïcisé l’établissement, à l’imitation de ce qui se déroulait dans les autres villes du royaume. Au XVIIe siècle le bâtiment de la maladrerie subsistait encore et fut légué en 1674 à l'ordre du Mont-Carmel et de Saint-Lazare avec de nombreux autres hôpitaux et léproseries du royaume.

Ces maladreries accueillaient en général les malades des paroisses voisines qui restaient attachés à vie à l'établissement. Il existait de telles maisons un peu partout dans les campagnes bourbonnaises ou de Basse-Auvergne : au voisinage de Saint-Pourçain, celle de Bayet nous est connue par un texte de 1285 et celles de Bellenaves et de Varennes sont signalées au XVIe siècle (20). Ces léproseries étaient souvent dotées d'une chapelle, généralement dédiées à saint Lazare ou sainte Madeleine, où l'on célébrait l'office à l'intention des malades. A Varennes-sur-Allier, les personnes saines qui partageaient la messe des lépreux étaient séparées d'eux par « ung bon treilhis de gros barreaulx de boys » pour éviter toute contamination (21). Les ladres payaient parfois une contribution pour être hébergés par la léproserie : les lépreux Jehan FAUCHIERet Jehanne GUERYN qui sont accueillis à la maladrerie de Varennes en 1548, s'engagent devant notaire à verser 60 s.t., à fournir un lit garni, quelques draps et à faire exécuter plusieurs travaux à l'établissement (22).

Souvent aussi, ces léproseries avaient recours à la charité et à des dons privés tel ce leg testamentaire de 2 sols 6 d.t. offert « aux povres ladres » de Saint-Pourçain par Marguerite MARCHANDE, paroissienne de Charroux (23).
Pestiférés et ladres requéraient peu de soins du fait de l'incurabilité de leurs maladies. A côté de ces malades condamnés, on ne rencontre que très rarement des mentions de maladies dans les archives locales. Citons tout de même le cas de Hugon GUYTARD, exonéré en 1500 d'une partie de ses impôts parce qu'il « a esté l'espace d'ung an mallade de la malladie de Napples », c'est à dire la syphilis, répandue en France depuis quelques années à la suite des campagnes d’Italie croyait-on (24) .Les malades non contagieux pouvaient trouver quelque secours ou réconfort auprès de la maison-Dieu sur laquelle on est malheureusement bien mal renseigné.

LA MAISON-DIEU

La maison-Dieu est citée dès 1269, à l'occasion d'un don que lui octroya Alphonse de POITIERS, et plusieurs fois ensuite mais il faut attendre le XVIe siècle pour recueillir quelques détails sur son fonctionnement (25). Il est probable qu'ici comme ailleurs, l'hôpital hébergeait charitablement les pauvres passants (26) et ne leur offrait que des soins médicaux très limités ; c'est d'ailleurs ce que rappellent les consuls saint-pourcinois assemblés en mai 1525 quand ils précisent que « l'ostel dieu » doit nourrir et entretenir « les pouvres ». Cette année là, la mort de maître Hodile MARTIN, sans doute un clerc, entraîna une âpre lutte entre plusieurs « ecclesiastes » de la ville pour lui succéder au gouvernement de l’établissement charitable. L'assemblée des consuls et de plusieurs habitants s'accorda sur le nom de Claude de MENAT, prêtre de la communauté de prêtres de Saint-Georges et le nomma administrateur de l’hôpital. Le nouveau maître s'engageait à faire bâtir deux chambres, l'une sur le jardin pour loger « les pouvres femmes gizantes », vraisemblablement les parturientes, l'autre à l'entrée de la maison pour installer le gardien ; et à abandonner à l'hôpital un ensemble de terres et vignes sises à Paray-sous-Briailles (27). On sait par ailleurs que les toitures des bâtiments et « de la petite tourrecte de la maison-Dieu » avaient été refaites à neuf en novembre 1488 lors d’une visite du duc de Bourbon (28). Bel exemple de continuité à travers les siècles, l'hôpital actuel occupe toujours l'emplacement de l'ancienne maison Dieu.

Les hôpitaux et maisons Dieu étaient moins répandus dans les campagnes que les léproseries et n’étaient généralement implantés que dans les villes ou gros bourgs si l'on en juge par les importantes recherches entreprises dans le diocèse de Bourges. Citons néanmoins le proche hôpital de Bellenaves évoqué dans un document de 1384, celui de Charroux cité dès 1213 ou encore l'établissement hospitalier de Chantelle mentionné à plusieurs reprises entre le XIIIe et le XVIe siècle (29).

Quelques vieillards trouvaient également nourriture, logement et vêtements pour les dernières années de leur vie dans les commanderies hospitalières de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem établies dans la région, comme celle de La Racherie, bien souvent en échange de la démission de leurs biens à la communauté (30).

Face à cette médecine « institutionnelle » de la maison-Dieu qui répondait surtout aux besoins des misérables, on voit se développer le nombre des praticiens privés auxquels pouvait recourir une clientèle plus aisée.

LE MILIEU DES PRATRICIENS

La présence continuelle de médecins à Saint-Pourçain à partir de la moitié du XIVe siècle semble bien établie. On relève en premier lieu cette acquisition de deux tonneaux de vin par le bouteiller pontifical d’Avignon, venu s’approvisionner à Saint-Pourçain en 1351, auprès d’un certain Jean, qualifié de médecin (31), et qui vendait chaque année le surplus de ses vignes comme bon nombre de ses concitoyens.

Quelques décennies plus tard, en 1376, Pierre Talhani, médecin-chirurgien du duc de Bourbon, réside à Saint-Pourçain. Il nous est connu par son témoignage, lors du procès en béatification d’Urbain V, où il rapporte la guérison miraculeuse du fils du duc Jean Ier survenue l’année précédente (32). Enfin, dans une enquête effectuée auprès de divers habitants de la ville en 1406, maître Jehan MEGE est qualifié de « fisicien » [médecin]. Alors âgé d'une cinquantaine d'années et issu d'une famille bourgeoise de la ville, il y exerçait vraisemblablement déjà depuis les dernières décennies du XIVe siècle, peut-être à la suite de son père (33).

Au siècle suivant, on sait qu’en décembre 1437, le jeune Louis de GRAVIERES, fils d'un seigneur de la région de Varennes-sur-Allier, fut adressé à un praticien de Moulins nommé GORRE, pour le mal « qu'il avoit es origles » [oreilles]. Malgré l'achat de drogues, pour un montant de quatre royaux d’or chez l’apothicaire moulinois Lorin DUCHAPT, le praticien s'avéra incapable de le soigner et l'adolescent fut confié en avril suivant à « ung fisicien » de Saint-Pourçain « qui s'appelloit maistre Jehan pour le garir, que l'autre ne l'avoit point gary ». La facture des drogues et potions prises alors chez l’apothicaire saint-pourcinois SEGUIER monta à six pièces d’or. A nouveau souffrant quelques mois plus tard, on préféra l'envoyer à Gannat chez un praticien non nommé « pour avoir conseilh des fièvres qui le tenoient » (34).

Une quittance datée de décembre 1463 signale encore le paiement par la ville de douze livres à un certain maître POURSENAL, docteur en médecine, sans en préciser la raison (35). Il est toutefois vraisemblable qu’il avait été embauché par la ville pour la durée d’une épidémie comme c’était souvent l’usage dans les cités contemporaines.

Enfin, en juillet 1529, le maître particulier de la Monnaie Jehan MENUDEL et l’un des gardes, cités à comparaître devant leur Cour parisienne pour y répondre de diverses malversations, se font excuser et produisent des certificats du médecin Guillaume de MONTEVAL et de l’apothicaire Jehan du CHAPTZ, tous les deux de Saint-Pourçain, attestant qu’ils sont « au lict grievement malades » (36).

Ces trop rares exemples attestent bien la présence régulière de médecins dans notre cité contrairement à ce qu’on a pu noter à Decize, voire à Nevers, pour la même période (37). En cela, Saint-Pourçain s’inscrit plus dans le sillage des villes méridionales qui, même modestes, sont bien souvent pourvues de médecins exerçant leur art dans un cadre « municipal » ou privé. La clientèle de ces médecins parait généralement fortunée : petits ou grands seigneurs et personnel monétaire, en général assez aisé. Un exemple montluçonais contemporain nous montre d’ailleurs une famille noble ayant recours aux services du médecin Nicolle SABLIER, appelé au château de Cherotte au chevet d’un certain Jehan de la VILLE, curé de Dordogne alors en visite chez des parents (38).

Si l’exercice de médecins et d’apothicaires à Saint-Pourçain est bien attesté, aucun chirurgien n’apparaît dans notre documentation. Le seul nom conservé est celui de maître Nicolas de NISSE, engagé par les édiles lors de l'épidémie de peste de 1498 mais qui n’a vraisemblablement pas demeuré à Saint-Pourçain de manière continuelle ; d’ailleurs son nom ne figure pas dans les rôles fiscaux du temps.

LES BARBIERS

En revanche les archives sont plus prolixes sur les barbiers, qui pratiquaient un art très voisin de celui des chirurgiens, et nous confirment leur activité régulière à partir de la seconde moitié du XIVe siècle. Non universitaires et en principe moins qualifiés que les médecins, ils dispensaient des soins limités à des patients de plus modeste condition. En règle générale, l’acquisition du métier s’effectuait, pour les chirurgiens comme pour les barbiers, sur le terrain, au contact d’un collègue expérimenté. Cet enseignement pouvait être dispensé par un apprentissage classique chez un tiers comme en témoigne ce contrat d’apprentissage du jeune moulinois Jehan BLONDAT parti se former à la barberie chez un maître decizois en Nivernais (39). On ignore l’âge de cet élève dont l’instruction devait durer deux ans mais pour lequel une mention en marge de l’acte notarié laisse penser que l’enseignement s’est plutôt déroulé sur quatre années. Le contrat stipule que le jeune moulinois se place au service du barbier decizois Pierre des JARDINS « pour aprandre et le servir en sondit mestier (...) et pour estre son varlet » en lui versant 30 s.t et un « réseau » de froment pour sa formation. La formation pouvait aussi se faire au contact d’un parent –souvent un père ou un beau-père- déjà praticien comme on l’a constaté en étudiant le milieu médical decizois. Le milieu médical saint-pourcinois, moins bien documenté, ne permet malheureusement pas une mise en évidence très nette de ce phénomène même si l’homonymie des DUCHAPT laisse également imaginer une forte transmission des métiers par le lignage : en 1437, on connaît un apothicaire moulinois du nom de Lorin Duchapt ; quelques décennies plus tard un Colas Duchapt exerce la barberie à Saint-Pourçain (40) et enfin, on trouve mention de l’apothicaire saint-pourcinois Jehan DUCHAPTZ en 1529. Citons encore cet exemple nivernais qui intéresse aussi la région saint-pourcinoise et nous montre que les alliances entre gens du même métier renforçaient la transmission du métier au sein de familles spécialisées : après le décès du barbier decizois Jehan VALIN survenu vers 1492, sa veuve Jehanne COTIN épouse en 1495 le barbier Jehan PELLEFOY, originaire de Rongères qui vient s’établir à Decize (41).

Une liste de taille de 1357 mentionne un certain Pierre le BARBIER mais il n'est pas certain que ce patronyme désigne bien sa profession. En revanche, on sait que le duc de Berri de passage à Saint-Pourçain en 1374 s'y fit saigner par un praticien local (42). En 1425, un barbier de la ville est envoyé par le procureur du roi pour panser un pauvre homme, agressé par des hommes de main du prieur bénédictin pour une sombre histoire de dettes, qui a trouvé refuge, le bras en sang, dans un monastère des environs (43).

Outre les noms du barbier Colas DUCHAPT cité comme témoin dans un acte de 1468 ou de Jehan LANDRIER signalé dans un terrier de 1456 (44), quelques listes fiscales nous ont donné l'occasion de repérer les noms de plusieurs praticiens en exercice, principalement pour les premières années du XVIe siècle (45). Leurs périodes d’activité connues (voir figure 1) montrent nettement qu’au moins trois confrères exerçaient le plus souvent, en concurrence dans les dernières années du XVe siècle alors que dans la première décennie du siècle suivant, on recense jusqu’à sept praticiens exerçant simultanément. Ce nombre paraît assez exceptionnel au regard de la situation rencontrée à Moulins ou Decize, en Nivernais, à la même époque. En 1460, outre un chirurgien attaché au service du duc de Bourbon, on dénombrait  dans la capitale bourbonnaise quatre barbiers, un barbier-chirurgien, un médecin et deux apothicaires pour une population de 4 à 5000 personnes environ (46) alors qu’à Decize, dont l’importance est comparable à celle de notre ville, on a montré que trois barbiers ou chirurgiens au moins exerçaient le plus souvent en concurrence et que pour quelques courtes périodes le nombre de ces professionnels de la santé pratiquant conjointement a pu s’élever à quatre voire à cinq (47).

Ce nombre élevé de professionnels de la médecine laisse imaginer des cas certainement très disparates : si certains jouissent d’une clientèle suffisante pour leur assurer des revenus suffisants ou ont la chance d’être attachés au service régulier d’un seigneur aisé (48), il est vraisemblable que pour les autres, ce métier n’est qu’une activité secondaire ou de complément : voici Jehan Vigier qui tient aussi une hôtellerie (49); voilà son collègue Perrenet Arcier, des environs de Varennes-sur-Allier, qui conjugue ses activités médicales avec celles de sergent royal (50).

Du point de vue des infrastructures médicales, Saint-Pourçain était donc une ville bien lotie puisqu’on y rencontrait dès le XIIIe siècle léproserie et maison-Dieu ; cependant la présence d’établissements sanitaires de ce genre était la norme dans toutes les villes et gros bourgs bourbonnais et, plus généralement dans l’ensemble des communautés urbaines de quelque importance. En revanche la présence précoce de praticiens privés est plus remarquable, en particulier pour les médecins dont l’implantation était rare dans les villes de second plan, à l’exception de l’espace méridional. A Montmarault par exemple, il est vraisemblable qu’on ne rencontre aucun praticien médical en 1371 car il faut envoyer quérir un barbier à Montferrand pour purger un habitant (51). La situation de Saint-Pourçain, largement « médicalisé », apparaît donc comme assez privilégiée. C’est aussi le signe d’une certaine opulence de la ville et qu’il existait une clientèle assez nombreuse et fortunée pour recourir à ces praticiens : nobles des campagnes environnantes, personnel de la Monnaie dont on connaît le niveau de fortune élevé (52) et bourgeois enrichis dans les affaires.

Comme le notait André LEGUAI à propos des villes bourbonnaises (53), tout cela restait bien insuffisant pour faire face à une épidémie sérieuse, et à Saint-Pourçain comme ailleurs la seule réponse efficace des autorités était bien souvent la limitation des déplacements et la fermeture des portes en attendant la fin du fléau.

Giraudet Christophe * doctorant, Université Lumière- Lyon 2, UMR 5648.

1- BÉRIAC (Françoise), Histoire des lépreux au Moyen Âge – une société d’exclus -, 1988.- TOUATI (François-Olivier), Archives de la lèpre – Atlas des léproserie entre Loire et Marne au Moyen Âge, CTHS, Paris, 1996 (Mémoires et documents d’histoire et de philologie, 7).- NASO (Irma), « Les Hommes et les épidémies dans l’Italie de la fin du Moyen Age : les réactions et les moyens de défense. Entre peur et méfiance », dans Maladies et société (XIIe – XVIIIe siècles), actes du colloque de Bielefeld, Paris, 1989p. 307-326.- CARPENTIER (Elisabeth), Une ville devant la peste : Orvieto [Italie] et la Peste Noire de 1348, Bruxelles, 1993.

2- Parmi l’abondante bibliographie, citons Assistance et assistés jusqu’à 1610, Paris, 1979 (Actes du 97e congrès national des sociétés savantes, Nantes, 1972).- IMBERT (Jean) dir., Histoire des hôpitaux en France, Ed. Privat, 1984.- SPIEGELER (Pierre de), Les Hôpitaux et l'assistance à Liège, Paris, 1987 (coll. Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l'Université de Liège).- GIRAUDET (Ch.), « Notes sur les léproseries et maisons dieu en Bourbonnais à la fin du Moyen Age », Sté Hist. Archéol. Vichy, n°117-118, 1990-1991 (Actes du 51e congrès Féd. Soc. Sav. Centre), p. 71-83.- Fondations et Œuvres charitables au Moyen Age, CTHS, 1999 (121e Congrès national des Sociétés historiques et scientifiques, Nice, 1996),.- NICOUD (M.) « Médecine, prévention et santé publique en Italie à la fin du Moyen Age  », dans Religion et société urbaine au Moyen Age. Etudes offertes à Jean-Louis Biget, Paris, 2000.

3- JACQUART (Danièle), Le milieu médical en France du XIIe au XVe siècle, Ed. Droz, Genève, 1981 (coll. Hautes études médiévales et modernes, 46). Parmi les études régionales, on retiendra surtout : WOLFF (Philippe), « Recherches sur les médecins de Toulouse aux XIVe et XVe siècles », dans Assistance et assistés jusqu’à 1610 , Paris, 1979 (Actes du 97e congrès national des sociétés savantes, Nantes, 1972), p. 531-532.- GUILLERÉ (Christian), « Le milieu médical géronais au XIVe siècle », dans Santé, médecine et assistance au Moyen Âge, Paris, CTHS, 1987 (Actes du 110e congrès national des sociétés savantes, Montpellier, 1985), p. 263-264.- COULET (Noël), « Quelques aspects du milieu médical en Provence au Bas Moyen Âge », dans Michel Hébert (dir.), Vie privée et ordre public à la fin du Moyen Âge – Etudes sur Manosque, la Provence et le Piémont(1250-1450), Aix-en-Provence, 1987, p. 119-138.- LAHARIE (Muriel), « Le milieu médical en Béarn à la fin du Moyen Âge » dans Cadres de vie et société dans le Midi médiéval – Hommage à Charles Higounet, Annales du Midi, 102 (1990), p. 349-350.- SHATZMILLER (Joseph), « Médecin municipaux en Provence, Catalogne et autres régions de l’Europe méridionale », dans Les sociétés urbaines en France méridionale et en péninsule ibérique au Moyen Âge, , CNRS, Paris, 1991 (Colloque de Pau, 21-23 septembre 1988).- GIRAUDET (Ch.), « Le milieu médical à Decize à la fin du Moyen Âge », à paraître dans Annales de Bourgogne [reprise en partie de GIRAUDET (Ch.), Une petite ville nivernaise à la fin du Moyen-Age : Decize [Etat de la question – Dossier de recherche], DEA d’Histoire et Archéologie médiévales, dactyl., Univ. Lyon 2, 2000, annexe 1, p. 128-181].

4- Saint-Pourçain était une bonne ville de Basse Auvergne enclavée dans le domaine bourbonnais, TEYSSOT (Josiane), « Le réseau urbain de Basse Auvergne du XIIIe au XVIe siècle », dans Villes moyennes .

Espace, société, patrimoine, Presses Universitaires de Lyon, 1997, p. 127-133.

5- GIRAUDET (Ch.), Saint-Pourçain au début de la guerre de Cent Ans (vers 1355- vers 1365), mémoire maîtrise, Clermont-Ferrand, 1988 [un exemplaire aux Arch. dép. Allier et un à la Bibl. mun. Clermont-Fd].

6- Sur le vin : RENOUARD (Y.), « La consommation des grands vins de Bourbonnais et de Bourgogne à la cour pontificale d'Avignon », Etudes d'Histoire médiévale, I, p. 337-359- GIRAUDET (Ch.), Saint-Pourçain au début de la guerre… », p. 30-40.- Sur la monnaie : GIRAUDET (Ch.), « Monnayeurs et ouvriers de la Monnaie de Saint-Pourçain à la fin du Moyen-Age », Etudes bourbonnaises, n° 257, 1991, p. 70-75.- GIRAUDET (Ch.), « Une tentative de transfert de la Monnaie de Saint-Pourçain à Montferrand en 1356 », Bull. Soc. fr. Numismatique, 1996, p.146-148. TEYSSOT (Josiane), « La monnaie royale en Basse Auvergne du XIIIe au XVIe siècle – Un instrument de pouvoir politique », dans L’argent au Moyen Age, Paris, 1998, (28e Congrès de la SHMESS - 1997), p. 93-100.

7- LEGUAI (André), De la seigneurie à l’Etat : le Bourbonnais pendant la guerre de Cent Ans, Moulins, 1969, p. 212-216.- GERMAIN (René), Les campagnes bourbonnaises à la fin du Moyen Âge (1370-1530), Université de Clermont-Ferrand, 1987, p. 64-76.

8- HUILLARD-BRÉHOLLES (M.), LECOY DE LA MARCHE (M.), Titres de la maison ducale de Bourbon, Paris, 1867-1882, I, n° 2507 (Saulzet).- MORVAN (Y.), « La Peste Noire à Jenzat (Récentes découvertes de peintures murales dans l'église Saint-Martin de Jenzat) », Congrès Archéologique de France, Bourbonnais (1988), Paris, 1991, p. 287-295.- Registres du Vatican, 261, fol. 4  v°, de curia, n° 16 (peste de 1363). Nous remercions Oliver Troubat qui nous a communiqué cette dernière référence.

En revanche, l'épidémie de 1348 aurait été ressentie en Livradois, dans la plaine d'Ambert, CHARBONNIER (Pierre), Une autre France : la seigneurie rurale en Basse Auvergne du XIVe au XVIe siècle, Institut d’Études du Massif Central, Clermont-Ferrand, 1980, I, p. 432-436 et ESTIENNE (M.), « Le peuplement rural en Livradois au début de la guerre de Cent Ans », Bibl. Ecole des Chartes, 1987, p. 45-97.

9- GERMAIN (René), Les campagnes bourbonnaises..., p. 71-76.

10- Arch. dép. Allier, H 542, partiellement publié par CHAZAUD (A.-M.), « De la population de Saint-Pourçain au Moyen Age... », Bull. Soc. Emul. Allier, 1857, p. 61-71.

11-Arch. dép. Allier, fonds de Gayette, H 86, fol. 19 (1529).

12- BILLOT (Claudine), Chartres à la fin du Moyen Âge, EHESS, Paris, 1987, p. 36.- GUILBERT (Sylvette), « A Chalons sur Marne au XVe siècle. Un conseil municipal face aux épidémies », A.E.S.C., 23/ 6, 1968, p. 1286-1287.- CHARBONNIER (P.), Une autre France…, I, p. 509-510.

13- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 90, fol. 9 (1475) ; CC 84, fol. 8 v°-11, 13, 17 (1498).- Les archives communales de Saint-Pourçain sont déposées aux Arch. dép. Allier.

14- BÉRIAC (Fr.), Histoire des lépreux…, p. 13-56.

15- Arch. com. Montferrand, FF 75.

16- La chapelle de la léproserie est encore signalée au XVIIIe s. sur la carte de Cassini. Elle était certainement placé sous le vocable de Saint Lazarre ; Bibl. nat. de France, ms. lat. 12691, fol. 299 et GIRAUDET (Ch.), Saint-Pourçain au début de la guerre…, p. 12, 125.

17- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 82, fol. 14 ; CC 84, fol. 10.

18-MOLINIER (A.), Correspondance d'Alphonse de Poitiers, Paris, 1894-1900, n° 1165.- Comptes royaux (1285-1314), publ. par FAWTIER (R.) et MAILLARD (F.), Paris, 1953, n° 8788, 10 635.

19- Arch. nat., S 4840, dossier 16.- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 83, fol. 4 v°.

20- Arch. nat., P 1373/1, c. 2180 (Bayet).- Arch. dép. Allier, 2 G 15(1), n° 11, 18 (Bellenaves).- Arch. dép. 21- Allier, fonds de Gayette, H 16 (Varennes).

21- Arch. dép. Allier, fonds de Gayette, H 16.

22- Arch. dép. Allier, fonds de Gayette, H 16.- A Cusset en 1464, les lépreux originaires de la paroisse reçus à la léproserie, tenue par l'abbesse de la ville, ne devaient payer plus de 60 s.t. alors que des ladres étrangers elle exigeait une somme « à son plaisir et volonté »; SINTUREL (E.), « Les établissement hospitaliers de Cusset », Bull. Soc. Hist. Arch. Vichy, 1951, p. 305-311.

23- Arch. dép. Allier, 2 G 35/5 (XXIV).

24- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 6, fol. 10 v°.- L’origine de la syphilis est toujours incertaine même s’il est probable que le mal fut rapporté d’Amérique par l’équipage de Christophe Colomb en Espagne dès 1493 et se propagea ensuite en France puis en Italie à la faveur des expéditions de Charles VIII, MOULIN (A.-M.), « L’ancien et le nouveau. La réponse médicale à l’épidémie de 1493 » dans Maladies et société (XIIe – XVIIIe siècles), actes du colloque de Bielefeld, Paris, 1989, p. 120-132 ; QUETEL (C.), Le mal de Naples - Histoire de la syphilis-, 1986, p. 7-30.

25- MOLINIER (A.), Correspondance d'Alphonse de Poitiers…, n° 1163 (1269).- Comptes royaux (1285-1314), n° 8789, 10636.- Arch. nat., P 460/1, c. 24 (1300).- Un pré situé à Souitte [écart de Saint-Pourçain] appartient au maître de la maison Dieu (1434), Arch. dép. Allier, 2 G 196.

26- Voy. par exemple le texte de la fondation de l'hôpital de Villeneuve-sur-Allier, Arch. nat., P 1355/2, c. 163.- Voy. aussi LAURENT (Dominique), « Hygiène et santé en Bourbonnais à la fin du Moyen Age », Etudes bourbonnaises, 1986, p. 161-172.

27- Arch. mun. Saint-Pourçain, BB 117, fol. 4 v°- 5  v°.

28- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 91, fol. 12 v°-13.

29- COLLETTE (Florence), Les établissements charitables dans le diocèse de Bourges à la fin du Moyen Age, mém. maîtrise dactyl., Paris I, 1983.- Bibl. nat. de France, ms. fr. 11504, fol. 42 (Bellenaves) ; Arch. dép. Allier, D 136, fol. 29 (autre mention, 1430).- Arch. dép. Cher, G 1, fol. 333-337 (Charroux).- Chantelle : Chartes du Bourbonnais (918-1522), publ. par MONICAT (J.) et FOURNOUX (B. de), Moulins, 1952, n° 91 (1227-1228), 143 (1240-1241) ; Arch. dép. Allier, 2 G 35/5 (XII) (1475). Voir aussi : GIRAUDET (Ch.), « Notes sur les léproseries… ».

30- Arch. dép. Rhône, 48 H 2541, c. 7 (don de tous ses biens par André Gouhons de La Racherie, paroisse de Contigny, avril 1343) ; 48 H 2553, c. 2 (don de tous ses biens par un paroissien de Saulcet, 1355).

31-Praticien signalé dans WICKERSHEIMER (Ernets), Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Age, rééd. Droz Ed., Genève, 1979 (Hautes études médiévales et modernes, 34), I, p. 47.- Ce Johannes medicus, pourrait être assimilé avec Jehan Mège dont le nom est souvent mentionné dans les comptes municipaux de cette période : Mège est en effet synonyme de médecin. Le terme « medicus » serait donc la traduction latine de son patronyme confondue avec le métier de ce vendeur occasionnel de vin. On trouve quelques années plus tard, un médecin du nom de Jehan Mège qui pourrait être, sinon le même personnage, du moins un parent ou son fils. Voy. infra, n.33

32- Actes anciens et documents concernant le bienheureux pape Urbain V, recueillis par J.-H. ALBANES, publiés par CHEVALIER (U.), 1897, I, p. 233-234 : « magister Petrus Talhani, medicus cirurgicus domini ducis Burbonensis, residens in Sancto Porciano, diocesis Claromontensis (...) »

33- Arch. nat., P 1355/2, c. 157.

34- Arch. dép. Allier, fonds de Gayette, H 55, fol. 13 v°- 14 v°, 16.- Deux autres apothicaires saint-pourcinois nous sont connus en 1480 : Pierre Rolin et Jehan Roy, Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 80, fol. 3, 4.

35- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 78, fol. 4.

36- Arch. nat., Z 1b 32, fol. 236 v° (« par certifficacion de maistre Guillaume de Monteval, docteur en médecine, et de Jehan du Chaptz, appoticaire demourans aud. lieu de Sainct-Poursain »), 239 v°, 275. 

37- GIRAUDET (Ch.), Une petite ville nivernaise..., p. 131-133.

38- Après emprisonnement à la Conciergerie à Paris, Nicolle Sablier, licencié en médecine, âgé de trente sept ans et Jehan de La Borne, apothicaire de trente deux ans, demeurant à Montluçon obtinrent rémission en 1498 pour une rocambolesque affaire de dissimulation du décès d’un patient et sa substitution par un tiers pour abuser un notaire venu recueillir les dernières volontés du malade, Arch. nat., JJ 230, n° 115.

39- Arch. dép. Nièvre, 3 E 1 / 78, fol. 92 v° (28/2/1469). Decize est située à une trentaine de kilomètres de Moulins. Sur l’apprentissage à Decize : « Enseignement et apprentissage dans une petite ville nivernaise à la fin du Moyen Age : Decize », Actes du Congrès des Sociétés Savantes de Bourgogne (Nevers, 1999). A paraître.

40- Il est cité pour la première fois en 1468. Il est encore mentionné sur une liste de taille de 1477, mais sa profession n’est pas indiquée. Il réside alors dans la même rue que le barbier Denis Patixier (rue du Plain), Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 2.

41- Rongères (ar. Vichy, cant. Varennes-sur-Allier).- Arch. dép. Nièvre, 3 E 1/82, registre 2, fol. 5 v°-6.

42- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 1, fol. 38.- Arch. nat., KK 252, fol. 19 : « à un barbier de Saint Porçain qui seigna Monseigneur » (22 avril 1374).

43- Arch. nat., X 2a 18, fol. 79 v°.

44- Arch. nat., P 1355/2 c. 126 (1468).- Arch. dép. Rhône, 48 H 1636, fol. 4 v° (1456).

45- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 2 (1477), CC 3 (1488), CC 4 (1494), CC 6 (1499-1500), CC.8 (1509), CC 9 (1512), CC 11 (1509).

46- LITAUDON (Marie), Moulins en 1460, Moulins, 1947, p. 101-102, 106-124.

47- GIRAUDET (Christophe), « Le milieu médical à Decize… ». A paraître.

48- En 1470, on trouve mention de Gilbert Auger, barbier du comte de Montpensier, près d’Aigueperse en Basse-Auvergne, Arch. dép. Allier, E 105.

49- Arch. mun. Saint-Pourçain, CC 7, fol. 14 v° ; CC 8, fol 13 (Vigier).

50- Arch. dép. Allier, fonds de Gayette, H 55 (1436).

51- Arch. com. Montferrand, CC 165, fol. 98, article en déficit (d’après l’inventaire de Teilhard de Chardin).

52- GIRAUDET (C.), « Monnayeurs et ouvriers de la Monnaie... », p. 70-75.

53- LEGUAI (André), De la seigneurie à l’Etat…, p.218.

 

N.B: Les images qui n’existent pas dans le texte de Ch. GIRAUDET ont été extraites via WIKIPEDIA