La dame F

Elle est venue jusque chez nous sans savoir qu’elle y resterait, et puis qu’elle irait jusqu’au bout, par dessus tout nous aimerait. Et elle a pris un mari, qui, au beau soir de ses noces, a commencé mais n’a compris que ce serait un sacerdoce. Son travail elle l’a aimé bien plus que tout, une passion un grand devoir, un vrai métier, tout plein d’amour, d’abnégation. De descendance, elle n’a pas, mais nous étions tous ses enfants qu’elle n’avait eus, mais qu’elle aima, se donnant en autre maman. Combien de fois elle nous soignait, n’hésitant pas, pour nous guérir, a nous donner ce qu’elle avait, ne songeant qu’à notre avenir. Combien de fois elle nous a dit :« Je suis ici mais c’est pour vous, je donne ce que j’ai appris, et vous l’apprendrez jusqu’au bout. Et de morale la leçon qui commençait chaque journée, suivie de la récitation et puis d’autres activités. Histoire ou bien géographie, le calcul et vocabulaire, à chaque jour avons appris les sciences de notre terre. La politesse était de mise, et à chaque fois il fallait à l’école ou à l’église, dire bonjour à qui passait. Mais bien souvent des punitions ont fait pleurer tous ces enfants, ou privé de récréation, mais pour pouvoir devenir grands. Oui mais quand on est enfant,ne sachant pas que c’est pour nous, ces choses là on ne comprend. Pour notre bien et puis c’est tout. Elle a toujours su respecter tout ce qui était autrement, les différences et les idées, en cachant bien ses sentiments. Aujourd’hui, combien d’enseignants voudraient bien sans hésitation aller faire à cinquante enfants, en classe unique, la leçon. Du nouveau venu de cinq ans au certificat d’études, avec amour pour ces enfants, ne craignant pas la vie rude. Maintenant, elle n’est plus ici, dans son métier elle a laissé son amour, sa santé, sa vie, et ses enfants avons été. Et puissions nous nous souvenir de tout ce qu’elle nous a donné, de son amour, de ses sourires, la DAME qui nous a enseigné. Grosbost Henri