Grille du Chateau

La Grille du Château

Maurice VIVIER

QUAND le président Michel VIVIER m’a demandé si je pouvais dessiner – pour le Pays de Lisolle – le bâtiment de « La Grille » tel qu’il existait à sa construction, je lui ai répondu oui, à condition qu’il m’envoie un jeu de photographies.
Un jour les photos arrivent … et me rappellent ma promesse …

En les examinant, je me rends compte qu’un seul dessin ne peut pas montrer convenablement le bâtiment., encore moins les détails, pourtant la grille d’honneur du château a de beaux restes après tant d’années, et le forgeron artiste qui a réalisé ce portail mérite bien un hommage.
Je choisis donc de dessiner les plans généraux du bâtiment et quelques ornements typiques comme la décoration de la partie haute de la grille, le lambrequin en bois couronnant la toiture à sa jonction avec les murs de façade, un des deux épis surmontant les extrémités de la ligne supérieure du toit.

J’ai alors demandé à Michel quelques mesures essentielles, comme la longueur et la largeur du bâtiment, les dimensions du portail et des piliers, etc.À partir de ces mesures, d’un double-décimètre (et d’une loupe), j’ai calculé d’abord les échelles de chaque photo, puis les dimensions des différents éléments nécessaires aux dessins.

Reconnaître le pavillon original est assez facile : lorsqu’on regarde la photo de la façade actuelle côté nord-est,l’extension côté gauche en maçonnerie non crépie apparaît beaucoup plus sombre que la façade du pavillon dont la maçonnerie crépie à la chaux est restée blanche. La limite du pavillon est confirmée par la bande verticale (l’appareil) constituée de pierres blanches (calcaire) alternant avec des massifs de briques, qui forme l’angle est du rectangle constitué par les murs.La symétrie parfaite des fenêtres des deux façades parallèles à la route, par rapport à leur milieu, fait penser que la forme de la toiture respectait à l’origine cette symétrie centrale ; quant à la couverture, celle-ci ne pouvait être qu’en ardoises, comme celle du château construite en même temps et probablement par la même entreprise.

J’ai essayé de dessiner aussi précisément que possible (au tire-ligne et au crayon, n’étant pas encore équipé en ordinateur) en limitant les ratures … hélas inévitables quand on manque d’entraînement.

Je remercie Jean FERRANDON pour ses réponses à mes questions, via Michel VIVIER, concernant l’aménagement intérieur du pavillon (emplacement de la cheminée, de l’escalier d’accès à l’étage, etc) et l’existence d’un mystérieux portillon au niveau du sol dans le mur du hangar bordant la route, dont l’ouverture est maçonnée : ce hangar a été construit à l’emplacement d’un chenil contemporain du pavillon !
Merci également à Jean-Claude VIVIER auquel j’ai demandé les noms exacts des ornements architecturaux dont j’ai parlé précédemment